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Achat Immobilier13 avril 202612 min de lecture

Checklist Visite Immobilière : Les 47 Points à Vérifier Avant d'Acheter (Guide Expert 2026)

Philippe Gouachon

Philippe Gouachon

Expert en bâtiment & Diagnostiqueur immobilier certifié

Checklist Visite Immobilière : Les 47 Points à Vérifier Avant d'Acheter (Guide Expert 2026)

Checklist Visite Immobilière : Les 47 Points à Vérifier Avant d'Acheter (Guide Expert 2026)

Temps de lecture : 12 minMis à jour : Avril 2026

Les acheteurs immobiliers passent en moyenne 27 minutes à visiter un bien qu'ils vont acheter 200 000, 300 000 ou 400 000 €. Vingt-sept minutes pour une décision qui va déterminer leur quotidien pendant 20 ans et engager leur capacité financière pendant autant de temps.

Dans le même temps, un expert bâtiment passe 3 à 4 heures sur une expertise complète avant achat - et trouve des problèmes dans 8 cas sur 10.

Cette checklist ne remplace pas une expertise professionnelle. Elle vous permet de ne rien rater lors de vos visites, d'identifier les signaux d'alarme, et de décider en connaissance de cause si ce bien mérite une expertise approfondie avant signature.


Pourquoi Préparer sa Visite : Ce que les Vendeurs Cachent (Involontairement ou Non)

La mise en scène immobilière

La grande majorité des vendeurs (et de leurs agents) ne dissimulent pas délibérément les problèmes. Mais la mise en scène - home staging, peinture fraîche, parfum d'ambiance, visites uniquement en journée ensoleillée - crée des angles morts.

Ce qu'un enduit frais peut cacher : des fissures actives, des traces d'humidité, des zones décollées.

Ce qu'un parquet ciré peut cacher : un plancher en flexion, des solives attaquées par des insectes xylophages, une dalle fissuré.

Ce qu'une luminosité optimale peut cacher : un double vitrage en fin de vie, des fenêtres qui ne ferment pas correctement, une orientation défavorable en hiver.

Ce qu'une visite rapide ne révèle pas : les bruits de voisinage à 22h, les odeurs de cuisine collective, la pression d'eau insuffisante aux heures de pointe, les vibrations de la ligne de tram voisine.

Le rôle de l'expert bâtiment

Selon une étude menée par la Fédération Nationale de l'Expertise Immobilière, 76 % des biens vendus présentent au moins un désordre significatif non mentionné dans les diagnostics réglementaires. Parmi ces désordres, 34 % auraient conduit l'acheteur à renégocier le prix s'il en avait eu connaissance avant la signature.


Section 1 - L'Extérieur (10 points à vérifier)

Commencez toujours par un tour complet de l'extérieur avant même d'entrer dans le bien. C'est là que les désordres structurels se manifestent en premier.

  • Façades : présence de fissures (noter leur direction : horizontale, verticale, en escalier), décollements d'enduit, zones humides ou décolorées, mousse ou végétation sur les murs
  • Toiture visible depuis le sol : tuiles cassées, manquantes ou déplacées, faîtage désaligné, traces de végétation (mousse, fougères), zinguerie oxydée ou décollée
  • Gouttières et descentes d'eaux pluviales : état général, décrochements, traces de ruissellement sur les murs (ligne brune ou verte sous les gouttières)
  • Terrain et abords immédiats : dénivelé suspect vers la maison (eaux de ruissellement dirigées vers les fondations ?), présence de végétation envahissante (bambous, lauriers) à moins de 3 m des fondations
  • Garage et annexes : état de la structure, étanchéité de la toiture, portail et accès motorisés fonctionnels
  • Accès et clôtures : état des murs de clôture (fissures, déversement), portail et portillon, trottoir et accès voirie
  • Mitoyenneté : présence de murs mitoyens, état apparent, traces d'humidité côté jardin
  • Compteurs : localisation et accessibilité des compteurs eau, électricité, gaz. Présence d'un compteur téléphone/fibre
  • Vide sanitaire ou cave : accès possible pour inspection (noter s'il est inaccessible - c'est parfois volontaire)
  • Terrain en pente : gestion des eaux pluviales, présence de drain périphérique, risque de ruissellement sur la construction

Section 2 - La Structure (8 points à vérifier)

La structure, c'est le squelette du bien. Les désordres structurels sont les plus coûteux à traiter.

  • Fissures intérieures : noter la localisation exacte (angle de fenêtre, jonction mur/plafond, escalier), la direction (horizontale = cisaillement ; verticale = tassement différentiel ; en escalier = mouvement de fondations) et la largeur estimée
  • Murs porteurs : identifier les murs porteurs (généralement perpendiculaires à la façade principale) et vérifier l'absence de percement récent ou de modification structurelle (poutre IPN visible, IPN mal calé)
  • Planchers : marcher sur l'ensemble des planchers en prêtant attention à la flexion (bruit de craquement, ressenti élastique sous les pieds), aux dénivelés visibles ou ressentis
  • Cave et sous-sol : traces d'inondation (laisses, cernes sur les murs), fissures dans les murs de fondation, présence de salpêtre, odeur de moisi persistante, état des hourdis ou solives de plancher bois
  • Combles accessibles : état de la charpente (bois sains ou attaqués, traces de mérule, trous de sortie de capricornes), présence d'isolation, état de la sous-toiture, lumière parasite visible (signe de tuiles manquantes)
  • Linteaux et appuis de fenêtre : déformations visibles, fissures en about de linteau (signe d'un linteau sous-dimensionné ou fissuré)
  • Terrasses et balcons : état de l'étanchéité (résine, carrelage décollé, joints ouverts), garde-corps conformes (hauteur minimale 1 m, barreaux espacés de moins de 11 cm), relevés d'étanchéité en bon état
  • Murs de soutènement : dans les terrains en dénivelé, vérifier l'absence de déversement ou de fissures dans les murs de soutènement

Section 3 - L'Humidité et les Réseaux (10 points à vérifier)

L'humidité est la première cause de désordres non détectés lors des visites. Les réseaux vétustes sont la deuxième source de dépenses imprévues.

  • Traces d'humidité sur les murs bas : salpêtre blanc (remontées capillaires), auréoles jaunâtres (infiltrations ponctuelles), peinture cloquée ou décollée sur 0 à 80 cm de hauteur
  • Traces d'humidité sur les plafonds : auréoles circulaires (fuite du logement du dessus ou toiture), décollement du plâtre, armatures de béton apparentes
  • Odeurs : odeur de moisi dans les placards, caves, salles de bains. L'odeur de moisi indique une humidité chronique, pas ponctuelle
  • État des radiateurs : tous les radiateurs fonctionnent-ils ? Présence de zones froides en bas ou en haut (embouage) ? Date de dernier entretien de la chaudière (demander le carnet d'entretien)
  • Chauffe-eau ou ballon ECS : âge (durée de vie moyenne : 10-12 ans), état de la cuve visible, présence d'un groupe de sécurité accessible, pression de l'eau froide à l'entrée
  • Tableau électrique : présence d'un disjoncteur différentiel de tête, disjoncteurs divisionnaires par circuit, absence de fusibles en coton, calibre du branchement (3x25A ou 3x60A pour une maison)
  • Prises et interrupteurs : fonctionnent-ils tous ? Prises de terre vérifiables avec un testeur (10 €). Présence de prises 2P+T dans salles de bains et cuisine ?
  • VMC : vérifier le fonctionnement des bouches d'extraction (tenir une feuille de papier devant la bouche : elle doit coller). Bruit anormal du moteur dans les combles
  • Cheminée et conduit de fumée : état du foyer, tubage existant, date du dernier ramonage (obligatoire annuellement), présence d'une entrée d'air dans la pièce
  • Menuiseries extérieures : état des joints périphériques (condensation entre les vitrages = double vitrage en fin de vie), facilité d'ouverture et de fermeture, présence d'une coupure thermique sur les châssis aluminium

Section 4 - La Performance Énergétique (5 points à vérifier)

Le DPE est obligatoire, mais il ne suffit pas à évaluer le confort thermique réel.

  • Classe DPE : retenir que les étiquettes F et G (passoires énergétiques) imposent des travaux sous peine d'interdiction de location à partir de 2025-2028, et que les banques commencent à conditionner certains prêts à la réalisation de travaux de rénovation
  • Isolation visible : en ouvrant les trappes de combles, vérifier la présence et l'épaisseur de l'isolation (laine de verre, laine de roche, ouate). Une isolation de combles aux normes 2026 nécessite 30 cm minimum de laine minérale
  • Type de chauffage : électricité convective (radiateurs à résistance = facture élevée), pompe à chaleur air/eau (performant, vérifier le COP et l'âge), gaz (attention au prix du gaz et aux obligations futures), fuel (cuve à enterrer ou à déposer)
  • Fenêtres double vitrage : vérifier la date de pose si connue (durée de vie du double vitrage : 20-25 ans), la présence de joint périmétrique en bon état, l'absence de condensation interne
  • Orientation : noter l'orientation des pièces de vie. Un séjour plein nord dans le Grand Sud-Ouest sera sombre et frais toute l'année, une chambre plein ouest sera surchauffée l'été (climatisation nécessaire)

Section 5 - L'Environnement et l'Administratif (8 points à vérifier)

Ces points sont souvent les plus négligés lors des visites. Ils peuvent pourtant rendre un bien inhabitable ou invendable.

  • PLU et zonage : vérifier le règlement du Plan Local d'Urbanisme de la commune sur le site du Géoportail de l'Urbanisme. Zone U, UA, UB, N, A ? Des projets de construction voisins sont-ils autorisés ?
  • Servitudes : demander au vendeur la liste des servitudes affectant le bien (droit de passage, servitude de vue, canalisation enterrée traversant la parcelle)
  • État des risques et pollutions (ERP) : ce document obligatoire recense les risques naturels (inondation, mouvement de terrain, retrait-gonflement des argiles, séisme) et technologiques (site industriel classé, canalisation de transport). Lisez-le attentivement
  • Bruit et nuisances : effectuer au moins une visite un jour de semaine en soirée pour évaluer le bruit de la rue, des voisins, des activités professionnelles alentour. Demander s'il existe des servitudes d'activité (commerce en rez-de-chaussée)
  • Voisinage immédiat : qui sont les voisins ? Propriétaires ou locataires ? Bonne tenue des propriétés adjacentes ? Présence d'activité agricole, d'élevage ou d'atelier artisanal à proximité ?
  • Charges de copropriété (si applicable) : demander les 3 derniers appels de charges et le budget prévisionnel. Comparer les charges avec d'autres copropriétés similaires (une grande disproportion peut signaler un immeuble mal géré)
  • Travaux votés en AG : demander les procès-verbaux des 3 dernières assemblées générales. Des travaux importants votés mais non payés seront à la charge de l'acquéreur
  • Procédures en cours : demander si la copropriété ou le vendeur est impliqué dans une procédure judiciaire liée au bien (vice caché, sinistre en cours d'indemnisation, litige de mitoyenneté)

Section 6 - Les 6 Questions Incontournables à Poser au Vendeur

Ne quittez jamais une visite sans avoir posé ces questions. Les réponses (et la façon dont elles sont données) sont aussi révélatrices que l'état du bien.

  1. "Depuis combien de temps vous habitez ici, et pourquoi vendez-vous ?" Une vente rapide après peu d'années d'occupation mérite une explication logique. Un décès, une mutation professionnelle, un divorce - des raisons légitimes existent. Une réponse évasive sur une vente après seulement 18 mois d'occupation est un signal d'alarme.

  2. "Avez-vous eu des sinistres depuis que vous habitez ici ? Inondation, dégât des eaux, incendie ?" Cette question engage la responsabilité du vendeur. Une réponse positive doit être suivie de : "Des travaux ont-ils été réalisés ? Par qui ? Avec quelles garanties ?"

  3. "Y a-t-il des travaux que vous avez réalisés vous-même ?" Les travaux de particuliers sans appel à des professionnels (électricité, plomberie, isolation, extension) sont souvent non conformes aux normes et peuvent créer des désordres futurs.

  4. "Quel est votre montant de facture de chauffage annuel ?" Un chiffre concret, vérifiable sur les factures. Si le vendeur ne sait pas ou donne un chiffre très approximatif, c'est suspect.

  5. "Y a-t-il des points sur lesquels vous avez hésité avant de vendre ?" Une question ouverte qui peut faire remonter des informations que le vendeur n'aurait pas spontanément divulguées.

  6. "Pouvez-vous me laisser les coordonnées de votre plombier, électricien ou entreprise de ravalement habituel ?" Un vendeur de bonne foi n'aura aucune réticence. Un artisan de confiance peut vous donner des informations précieuses sur l'historique technique du bien.


Quand Faire Appel à un Expert après la Visite

Votre visite avec cette checklist est un filtre, pas un bilan technique. Voici les situations qui justifient une expertise bâtiment professionnelle avant de signer :

Expertise indispensable si :

  • Le bien a plus de 30 ans et n'a pas été entièrement rénové
  • Vous avez observé des fissures traversantes sur les façades ou à l'intérieur
  • Il y a des traces d'humidité dans plus de 2 pièces ou dans les zones basses des murs
  • Le bien se situe en zone argileuse (retrait-gonflement, fréquent en Gironde, Lot-et-Garonne, Dordogne)
  • Des travaux importants sont envisagés et vous voulez valider leur faisabilité et leur coût
  • Le diagnostic électricité signale des anomalies ou l'installation est antérieure à 1970
  • La toiture semble dégradée ou vous ne pouvez pas l'inspecter visuellement

Expertise utile si :

  • Le bien est une construction entre 1950 et 1985 (matériaux à risque : amiante, plomb, béton de mauvaise qualité)
  • Il y a eu un sinistre récent (inondation, tempête) dont les conséquences ne sont pas totalement traitées
  • Vous achetez à distance et n'avez pas pu effectuer plusieurs visites

Une expertise bâtiment avant achat coûte entre 500 et 1 500 € selon la surface et la complexité. Elle vous économisera presque toujours bien davantage.


Verdict d'Expert - Philippe Gouachon, Expert Bâtiment Certifié

"Cette checklist, c'est l'outil que j'aurais voulu que mes clients aient entre les mains lors de leurs premières visites. Pas pour remplacer l'expertise technique - aucune liste ne peut remplacer l'œil d'un expert sur le terrain - mais pour arriver à la visite avec les bons réflexes.

Ce que j'observe après des centaines d'expertises avant achat dans le Grand Sud-Ouest : les acheteurs regardent les volumes, la luminosité, le jardin. Ce qu'ils ne regardent presque jamais : la base des murs extérieurs, le tableau électrique, les combles, la cave. Exactement là où se cachent 80 % des désordres coûteux.

Mon conseil : ne visitez jamais seul. Emmener un ami calme et méthodique. Utilisez cette checklist. Prenez des photos de tout. Et si vous avez un doute - ou même si vous n'en avez pas sur un bien que vous voulez acheter - mandatez un expert. Une heure de son temps vous donnera la certitude ou la clarté pour négocier. Dans les deux cas, vous avez gagné."

  • Philippe Gouachon, Expert Bâtiment, PG Home Consulting, Bordeaux

Questions fréquentes

Combien de visites faut-il faire avant d'acheter ?
En moyenne, les acheteurs français visitent 3 fois un bien avant de signer. La première visite sert à valider le coup de cœur et l'adéquation générale. La deuxième visite, idéalement à une heure différente (luminosité, bruit), permet un examen plus méthodique avec cette checklist. La troisième visite, si possible accompagnée d'un expert bâtiment, valide l'état technique avant la signature du compromis.
Puis-je visiter le bien avec un expert avant de signer ?
Oui, et c'est fortement recommandé. Vous pouvez mandater un expert bâtiment indépendant pour l'accompagner lors d'une visite, ou pour réaliser une expertise complète après votre visite de sélection. Cette démarche est légale et ne nécessite pas l'accord préalable du vendeur : il suffit que l'agent immobilier ou le vendeur autorise l'accès, ce qu'il ne peut pas refuser dans le cadre d'une visite normale.
Que demander à voir obligatoirement lors d'une visite ?
Demandez systématiquement à accéder à la cave, aux combles (si accessibles), au tableau électrique, à la chaufferie ou au chauffe-eau, et aux documents administratifs (diagnostics, derniers appels de charges de copropriété, taxe foncière, PV des 3 dernières AG). Tout refus de montrer ces éléments est un signal d'alarme à prendre au sérieux.
Les diagnostics immobiliers sont-ils suffisants ?
Non. Les diagnostics réglementaires (DPE, amiante, plomb, électricité, gaz, termites) sont obligatoires mais ont une portée limitée. Chaque diagnostic traite un sujet précis avec un protocole normé. Ils ne se prononcent pas sur l'état général du bâtiment, la qualité de la construction, les risques structurels ou les infiltrations sournoises. Une expertise bâtiment indépendante est complémentaire, pas redondante.
Comment détecter l'humidité lors d'une visite ?
Cherchez les traces blanches ou grisâtres sur les murs bas (salpêtre), les auréoles jaunâtres sur les plafonds, les plinthes gonflées ou décollées, les papiers peints qui se soulèvent et les odeurs de moisi prononcées dans les pièces fermées. Dans les caves, inspectez les murs à la lampe torche : les traces d'efflorescence blanche indiquent des remontées capillaires actives. Un hygromètre portable (moins de 30 €) peut aussi vous donner une indication.
Peut-on vérifier le tableau électrique lors d'une visite ?
Oui, demandez à ouvrir le tableau électrique. Vérifiez la présence d'un disjoncteur différentiel de type A ou AC en tête de tableau, de disjoncteurs divisionnaires pour chaque circuit, et l'absence de fusibles en coton (signe d'une installation ancienne non mise aux normes). Une installation électrique à mettre aux normes coûte entre 4 000 et 12 000 € selon la surface. C'est un élément de négociation important.
Quels documents demander lors de la première visite ?
Lors de la première visite, demandez : le DDT (dossier de diagnostics techniques) complet, la taxe foncière de l'année en cours, les 3 derniers procès-verbaux d'AG (en copropriété), les 3 derniers appels de charges et le budget prévisionnel (copropriété), les éventuels devis ou factures de travaux récents, et le permis de construire si des extensions ont été réalisées.
Philippe Gouachon
À propos de l'auteur

Philippe Gouachon

Expert en bâtiment & Diagnostiqueur immobilier certifié

25 ans d'expérience terrain dans le Grand Sud-Ouest (33, 24, 47, 40). De la maison individuelle aux grands ensembles collectifs, une diversité de cas accumulés qui forge le vrai jugement d'expert. Fondateur de PG Home Consulting.

Certifié25 ans d'expérience33 · 24 · 47 · 40

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